sexta-feira, 26 de fevereiro de 2016

CENT ANS D’ÉDUCATION SPIRITE DE L’ENFANT

Message psychophonique reçu par Marta Antunes Moura 
Fédération Spirite Brésilienne - Brasilia, 29/05/2014
Traduit par M.Christine Matos.

Que Dieu bénisse tous ceux qui se trouvent ici réunis sous la protection de notre Père Divin, et de Jésus notre guide.

Que la paix du Seigneur nous accompagne dans notre existence, où que nous soyons!

Au moment où la Maison d’Ismaël commémore le Centenaire de l’Éducation Spirite de l’enfant, nous avons été touchés par ce geste qui nous rappelle le dévouement des compagnons de toutes les époques, engagés dans la noble tâche spirite d’éduquer les nouvelles générations.

Nous constatons que le travail d’Education, dans n’importe quelle tranche d’âge c’est de l’amour en action, cependant il peut souvent échapper à la compréhension de ceux qui sont encore loin du vrai sens de l’art d’éduquer, même s’il s’agit de personnes inculquées de bonne volonté ou porteuses d’une acquisition intellectuelle significative.

Eduquer c’est voir au-delà, c’est se projeter dans le futur. Eduquer extrapole l’application de techniques et de recours didactiques qui, au lieu d’être utiles et légitimes, sont liés généralement dans le monde à des méthodologies qui prédominent dans la période qui va du berceau au tombeau et déconsidèrent l’immortalité de l’Esprit.

Dans ce contexte, nous percevons que les procédures habituelles et les méthodes éducatives sélectionnées se révèlent simplificatrices car elles ignorent, intentionnellement ou pas, les expériences des réincarnations passées de l’être réincarné et ses étapes sur le plan spirituel.

Nous reconnaissons que les spécialistes et les chercheurs de l’éducation sont des âmes dédiées, qui méritent une considération et un respect car ils apportent au monde – encore tellement tourné vers les besoins transitoires de la matière – un peu de lumière et d’éclaircissement, en contribuant à ce que l’Humanité s’organise dans des conditions de vie meilleures.

Malgré cela, il leur manque dans leur généralité, un acharnement pour investir dans l’édification morale de l’individu et des collectivités, étant plus facile pour eux de se maintenir à l’aise dans la périphérie de la connaissance humaine qui souligne la valorisation de l’intelligence et privilégient l’immédiateté de la vie.

Effectivement, tant que les êtres humains n’apprendront pas à conjuguer le verbe aimer et à se reconnaître comme fils de Dieu et comme frères les uns des autres, leurs buts existentiels seront dirigés vers l’expansion intellectuelle, au détriment des valeurs morales. Afin que l’Humanité atteigne un meilleur niveau d’évolution, l’éducation doit associer l’intelligence et la moralité. La Moralité qui extrapole les théologies, les normes et les dogmes religieux, car fondée sur la pratique du bien, qui analyse d’une manière réfléchie les conséquences des propres actions individuelles et qui adopte, comme règle universelle de convivialité, l’orientation millénaire rappelée par Jésus: 

“Fais à ton prochain ce que tu souhaiterais qu’il te fasse”.

Unis autour d’un idéal d’une bonne compréhension réciproque, l’individu éduqué moralement et intellectuellement, se transforme en un serviteur de l’Humanité et en un instrument de Dieu et contribue à l’établissement définitif de la fraternité sur la Planète. Ceci arrivera si l’éducation rend viable la transformation intime de l’Esprit.

L’éducation sera considérée comme étant bien comprise et bien vécue lorsqu’elle sera capable d’éduquer intégralement l’être humain. Pour atteindre cet objectif il faut comprendre l’essence de cet enseignement du Maître de Nazareth qui reste hors du temps: “Laissez les enfants venir à moi et ne les en empêchez pas”.

Avec cette exhortation, Jésus réserve dans la Bonne Nouvelle encore une leçon inestimable en affirmant que nous ne devons pas mettre d’obstacles entre les enfants et Lui, qu’ils soient des Esprits se trouvant dans les premières années de la nouvelle réincarnation, ou des âmes se trouvant encore dans les états primaires de l’évolution. 

Prendre soin de l’enfant, d’après la compréhension évangélique, c’est le faire avec tendresse, avec attention, avec respect et beaucoup d’amour.

Nous voyons donc, dans ce monde de Dieu, que “l’attention évangélique” ne se limite pas, d’une façon rigoureuse, à la dépendance des ressources disponibles ou aux théories académiques. La disponibilité des ressources peut même, dans certaines circonstances, défavoriser l’éducation si elle est liée à un esprit de compétitivité, de vanité ou d’individualisme. Ce sont des conditions défavorables qui, installées au sein d’une communauté, produisent des résultats incontrôlables dans le temps et dans l’espace, avec de graves préjugés dans les procédures évolutives des élèves.

Comme mécanisme de réflexion et d’auto-évaluation, nous observons que nos erreurs du passé reviennent aujourd’hui nous réclamant de rembourser nos dettes envers les lois divines. Détrompons-nous, lorsqu’il faut régler des comptes le moment favorable apparaît pour réparer nos fautes, corriger les décisions et réajuster notre chemin. 

Conscients de la manifestation de la loi de cause à effet, en tant que spirites nous comprenons déjà qu’il est nécessaire d’échapper à la volonté de faire seulement quelque chose de bien en apparence, et qu’il faut approfondir dans la ferme décision de vivre le message de l’Évangile en garantissant des engagements avec l’amour, l’élément qui apporte l’équilibre spirituel dans n’importe quelle situation.

C’est dans ce but que nous rappelons cet autre avertissement du Christ: “Là où se trouve ton trésor se trouvera aussi ton coeur”. Il est par conséquent légitime de se demander: “Quel trésor espère-t-on trouver dans la vie?” La réponse à cette question donne des pistes sur ce qu’on a déjà réussi à conquérir en termes d’apprentissage de l’Évangile et sur ce qu’il faut encore ajouter à notre patrimoine spirituel.

Cet enseignement ainsi que d’autres du Maître de Nazareth apparaissent dans notre coeur devant l’hommage d’un siècle d’éducation spirite de l’enfant dans le scénario de la Fédération Spirite Brésilienne. En exécutant les décisions de l’Éternel qui veille sur nous tous, notre Fédération Spirite Brésilienne marqua, il y a cent ans, le commencement de l’éducation spirite de l’enfant, en mettant à la portée des petits l’Évangile de Jésus, à la lumière de la Doctrine Spirite. 

En ce moment si spécial, nous demandons donc la permission aux frères et soeurs qui utilisent l’enveloppe physique pour leur rappeler qu’il est nécessaire de marcher ensemble, en maintenant les pas alignés suivant les desseins de l’Évangile de Jésus, puisque dans les horizons spirituels de la Planète, une transformation profonde et radicale est déjà en cours.

Un nombre croissant d’Esprits qui souffrent viendront frapper à votre porte, en vous appelant à la responsabilité de leur offrir un monde meilleur, régénéré, dans lequel le Christ tient toujours le gouvernail.

Des mouvements rénovateurs et progressistes, sous la protection du Christ feront leur apparition ici et là, disséminés sur la Terre, dédiés à la transformation morale de la créature humaine. Ils font un appel aux coeurs généreux: qu’ils travaillent pour amoindrir la douleur et les besoins du prochain en lui venant en aide, suivant les enseignements de l’Évangile: “Offre à manger à celui qui a faim, offre à boire à celui qui a soif, offre des vêtements à celui qui est nu, rend visite à celui qui est malade ou emprisonné…” 

Des milliers d’Esprits endettés retournent vers les luttes de la vie physique, avec la confiance qu’ils seront protégés par la bonté du coeur humain.

Ils apparaîtront dans la vie de chacun vêtus avec les vêtements des enfants qui implorent pour ne pas souffrir ou provoquer n’importe quel type d’abus et de traumatismes qui les empêcheraient de réaliser leur planification réincarnatoire. 

Cependant il est nécessaire encore, d’agir avec prudence, de considérer que nous nous trouvons face à un changement graduel qui vient à peine de commencer, mais sans ignorer que pullulent dans le monde, des Esprits engagés avec les ombres et qui, possiblement le seront toujours après leur renaissance dans le corps physique. Ce sont des âmes qui ne sont pas encore affiliés à la cause du Christ mais à leurs propres intérêts, ils apparaîtront en masse compacte, porteurs d’une intelligence développée et appliquée dans les différents secteurs du savoir.

Il sera nécessaire alors, de ne pas se laisser emporter par les apparences, en menant ces Esprits vers une orientation morale certaine et sûre de l’Évangile dès le plus jeune âge, afin de les aider dans la propre amélioration spirituelle. Ce sont des Esprits qui sont et seront en train de naître avec la confiance en l’objectif d’être rééduqués, d’être reconduits vers le bien, soutenus par les paroles des adeptes du Maître qui, pour beaucoup, est encore loin des preuves et des argumentations des adversaires du bien ou des difficultés qui viennent par devant.

N’ayez crainte! Des Esprits pèlerins se trouvent tout près de vous pour aider les ouvriers dédiés et fidèles.

Le défi est grand mais nous gardons confiance en notre Père, en rappelant l’exhortation du courageux Paul de Tarse: “Si Dieu est avec nous, qui sera contre nous?”

Ce qui compte c’est de prendre soin de nos enfants! Orientons-les en sécurité et avec amour.

Au moment où la Maison d’Ismaël commémore les Cent ans de l’Éducation Spirite chez l’enfant, nous suggérons de nous maintenir attentifs et sensibles à la souffrance d’autrui, en embrassant avec une affectivité sincère les êtres fragiles qui se trouvent dans l’enfance. Nous avons besoin maintenant, plus que jamais, de moins de théorie et de plus de sentiments.

Comprenons bien la nécessité de persévérer dans le bien car le mot d’ordre est toujours le même qui résonne depuis plus de deux mille ans: donner de l’amour.

Le travailleur de l’Éducation Spirite doit donc et dans tous les cas, montrer le message du Seigneur cité plus haut: “Laissez les enfants venir à moi car le royaume de Dieu leur appartient”.

Tel est notre rôle dans le monde: conduire les enfants vers Jésus malgré nos imperfections et malgré les luttes et les attaques de l’Humanité, caractéristiques du retard moral dans lequel nous nous trouvons.

Nous tous, spirites-chrétiens, avons été convoqués pour travailler en tant que serviteurs de la semence du Christ, en agissant avec simplicité et humilité, fraternité et solidarité, conscients que Jésus lui-même, notre plus grand protecteur en dessous de 

Dieu, s’offrit comme un simple serviteur. 

Nous nous félicitons donc, avec les éducateurs du passé et du présent pour le travail au profit de l’éducation spirite de l’enfant, en vous transmettant notre humble et sincère hommage.

Avec le coeur mis sur chaque mot, nous déclarons aussi l’estime, la gratitude et les nostalgies des amis de ce côté-là qui vous accompagnent dans la noble tâche de guider les enfants vers Jésus.

Très affectueusement avec de la paix dans le coeur.

Meimei



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