sábado, 29 de novembro de 2014

Les foyers traversent une crise de valeurs


Au cours des derniers mois, plusieurs nouvelles ont été publiées concernant plusieurs cas d’assassinat dans différentes familles. Les histoires sont désagréables mais elles nous attristent par-dessus tout car elles nous démontrent que les valeurs ont disparu ou même qu’elles n’ont jamais existé dans ces foyers et ont poussé leurs membres vers ces situations extrêmes. Bien sûr, ces tragédies ont toujours existé mais elles prennent aujourd’hui des proportions plus grandes car elles sont transmises en temps réel et d’une façon plus généralisée. Cependant aujourd’hui elles ont d’autres connotations face aux valeurs d’une société matérialiste.


Pour le psychologue clinique Gelson Roberto de l’Association Médico-Spirite de Rio Grande do Sul, la famille peut aussi bien être un facteur protecteur d’un quelconque type de maladie mentale que se transformer en un facteur à risque pour le développement de dysfonctionnements variés. « Nous vivons une époque d’abandon et de manque d’amour, d’abandon des valeurs, des relations, de supporter la vie et la maintenir près de nous, d’abandon de l’espérance, de l’autre et de nous-mêmes… Il manque l’amour qui comprend, qui espère, qui tolère, qui prend par la main, qui sauvegarde et protège profondément. Intensité et superficialité au lieu de profondeur; mépris et arrogance au lieu de respect et humilité; manque d’attention au lieu d’attention. Voilà ce que nous avons vu », déclare-t-il. « Il est nécessaire de nous retrouver en tant que famille ; de percevoir que chaque groupe est une famille, que la société dans laquelle nous vivons est une famille, que la Terre tout entière est une famille, l’âme du monde à laquelle nous sommes tous connectés. Nous avons besoin de nous sentir comme une seule famille, c’est seulement ainsi que nous pouvons être utiles comme appui familial », ajoute-t-il.

Le psychologue clinique Rossandro Klinjey Irineu Barros, de l’Association Médico-Spirite de Paraíba, est d’accord avec le collègue et va plus loin: « Nous traversons une crise de valeurs qui atteint tout le tissu social, de sorte que la famille, en tant que cellule de ce tissu, reflète et en même temps succombe à cette crise. Il s’agit, presque toujours, de familles déstructurées dans lesquelles les valeurs de fraternité ne sont pas construites de façon à éviter l’apparition d’un individualisme égoïste. D’après la réponse des esprits à Kardec à la question 775 du Livre des Esprits, un tel relâchement dans les relations familiales entrainerait une recrudescence de l’égoïsme dans la société ».

La meilleure école

Tout le monde sait que le foyer doit être un endroit accueillant, de recueillement, mais également la meilleure école. Dans la convivialité étroite avec les différences, nous éduquons les sentiments. Dans le livre Le Consolateur, Emmanuel dit que la « meilleure école est toujours le foyer, là où l’enfant doit recevoir les bases du sentiment et du caractère ». Si l’amour, les préceptes moraux et l’éducation manquent, alors la famille tombe malade.
La religion place l’homme en liaison avec Dieu et ses lois. Elle place l’homme comme une création de Lui, au même titre que les planètes, les étoiles et les galaxies. Si tout est harmonie dans l’univers, l’harmonie doit également être en nous ! Alors, rien ne devrait nous effrayer car puisque nous savons que nous sommes tous fils de Dieu, ayons confiance en sa direction. 
Jésus nous apporta la révélation de l’immortalité de l’âme et du bonheur dans la vie future. Sachant, grâce à la révélation spirite que Dieu ne punit pas mais que tout obéit aux lois d’action et réaction, nous pouvons comprendre pourquoi nous souffrons et que la douleur est la conséquence de nos choix erronés et l’instrument d’amélioration pour nous. Nous sommes immortels et la souffrance est passagère. Si les familles qui apparaissent dans les tragédies des journaux télévisés savaient cela, peut-être que le dénouement aurait été tout autre. Qui sait si une de ces créatures aurait pu être le soutien des parents? Qui sait si, après avoir surmonté les jours de privation, il n’y aurait pas une occasion d’avoir un emploi? Celui qui croit en la vie future, en l’immortalité de l’âme et en la providence divine est capable de surmonter les défis les plus terribles » analyse Ana Paula Vecchi, docteur en Sciences Médicales, rhumatologue, pédiatre et membre de l’Association Médico-spirite de Goiás.

Et la famille comment va-t-elle?

Nous vivons des temps provocateurs, les familles sont détruites par leurs propres membres, nous traversons des moments douloureux en ces temps de transition planétaire.
La famille est un système qui se définit comme salutaire ou pas, suivant si son mode opératoire est fonctionnel ou ne l’est pas.
Lorsqu’elle est en bonne santé, elle est emplie de relations riches en émotions – ses membres se communiquent facilement et il y a des échanges affectifs gratifiants ; Le foyer obéit à une hiérarchie de fonctions dans lequel l’autorité parentale (père et mère) est assurée par l’accomplissement des rôles qui leur correspond face à leurs enfants : protection, nutrition, soins, affectivité, etc.
Dans un foyer équilibré il existe des règles claires qui régissent les interactions entre les sous-systèmes : conjugal (époux), parental (parents-enfants) et fraternel (entre frères et sœurs), garantissant ainsi le bon exercice domestique, clairement perçu par l’union affective entre ses membres et, en même temps, par la différenciation et la croissance de chacun de ses intégrants. Ces normes structurent la liberté responsable dans le foyer, au moyen des droits et des devoirs qui sont bien définis pour tous les composants de la famille.
L’éducation noble, commandée par les parents, établit des valeurs et des principes moraux qui sont inculqués progressivement dans chacun des éléments de la progéniture en créant une ambiance et une culture de paix et d’harmonie, ce qui favorisera pour tous un avenir d’espérance et de bonheur.

Exercice et comportement

Lorsque la famille n’exerce pas cette tâche, elle perd sa fonction, souffre et montre qu’elle ne va pas bien à travers le membre le plus sensible et vulnérable, qui assume un comportement altéré, qui varie de la plus simple irritation jusqu’à la maladie organique ; de l’action agressive destructive à l’usage de drogues ; du déséquilibre émotif jusqu’au trouble psychiatrique…
Voilà ce que nous observons de nos jours, lorsque, avec beaucoup d’exceptions la famille se dégrade à cause de l’absence de hiérarchie parent-enfant, avec une perte d’autorité et d’altérité, montrant désobéissance, tantôt dédiés aux enfants dictateurs qui commandent des parents inertes, tantôt à travers des parents castrateurs et violents qui écrasent leurs enfants avec de rudes punitions au lieu de leur offrir une bonne éducation.
On identifie, à la maison, une diminution de la convivialité dans les rituels familiaux (déjeuners, conversations, loisirs en commun, suivi des études des enfants, weekends ensemble, célébrations, etc), avec des répercussions négatives pour l’affectivité qui n’a pas d’espace pour être cultivée et permutée, générant des manques sentimentaux inévitables. Sans parler des préjudices psychologiques sur la base des problèmes au jour le jour qui s’accumulent comme des conflits car ils cessent d’être traités dans une ambiance familiale de complicité.
On perçoit que les valeurs auxquelles on rend un culte à la maison sont plus centrées sur le succès matériel et parfois même le sacrifice des principes moraux est sacrifié dans le but d’atteindre des objectifs strictement mercantilistes.
On enregistre dans le foyer une large concurrence entre ses membres dans une absence de solidarité comme s’ils étaient des opposants et n’appartenaient pas au même clan.
On voit que la progéniture s’incline vers l’accomplissement d’un culte religieux, sans motivation réelle vers l’expérience de la religiosité. 


Cercle vicieux

De même en ce moment la société ayant des valeurs très diversifiées et souvent ambivalentes, rétorque dans les foyers à travers les groupes sociaux qui la composent, ce qu’elle reçoit d’eux en formant un cercle vicieux.
Ainsi:
- De louables académies pour soigner le corps apparaissent mais les investissements pour les académies de l’Education manquent pour permettre au peuple la formation de citoyens salutaires.
- On voit s’installer des chaînes de télévision (publiques et privées), des émissions où tout est permis – des gladiateurs modernes aux informations qui ne parlent strictement que de crimes. Les initiatives sont encore rares pour augmenter les programmations qui stimulent la culture de l’art (concours de poésie, de musique, de peinture, etc.) et les nobles valeurs humaines comme les biographies d’icônes pacifistes, y compris ceux qui reçurent le prix Nobel de la Paix.
- On assiste à un dédoublement, à côté de la violence virtuelle des jeux vidéo apparait la violence réelle dans les rues (dans les embouteillages, les attaques, les prises d’otage-éclair, etc.), en augmentant l’insécurité et la crainte des gens qui passent à cultiver une charge importante de stress.
- Le manque des politiques publiques appropriées pour la santé, l’éducation, la sécurité publique, en déterminant l’ignorance, les maladies épidémiques et la tension psychosociale dans le peuple. 
- On a l’habitude de voir des hommes d’affaires publics et politiques qui détournent l’argent public en agissant d’une façon criminelle et demeurant impunis face à la révolte du people.
Enfin, avec tout ce scenario externe qui fait pression sur la structure du foyer, ne nous étonnons pas de voir que la violence domestique assume de grandes proportions, en particulier lorsqu’on inclut la compréhension de la réincarnation qui apporte des esprits souvent antipathiques ou ennemis à vivre sous le même toit dans l’objectif de les réconcilier suite à un passé très long… Comme ils ne trouvent pas des foyers enveloppés de suffisant amour, capables d’assurer le pardon libérateur, ces esprits ouvrent une voie pour l’apparition de tendances irréfléchies d’hier et forment à nouveau des conflits passés avec des conséquences imprévisibles.
De même, nous ne pouvons pas oublier les influences spirituelles négatives qui profitent du manque d’analyse, de vigilance et de prière, enseignées par Jésus pour maximiser l’agressivité jusqu’à un niveau de délinquance en dénonçant la déconnexion lamentable entre les membres de la famille et les esprits protecteurs qui en vain essaient de prendre sous leur tutelle leurs protégés au nom de Dieu.

Alberto Almeida est médecin homéopathe, thérapeute de famille et thérapeute transpersonnel.
Folha Espirita – Numéro 475 – Octobre/2013
Traduction au français : M.Christine Matos



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