sábado, 19 de abril de 2014

Le balayeur de rue

En marchant en direction de la maison de sa grand-mère Felícia, Charlie profitait de la journée ensoleillée, heureux d’être en vacances.
Charlie avait huit ans et sa grand-mère n’habitait qu’à deux pâtés de maison de la sienne ; pour cette raison, sa mère lui permettait d’y aller tout seul. Ce jour-là, il apportait à sa grand-mère une part de tarte que sa mère avait préparée.


Sur le chemin, il vit une femme travaillant. Elle balayait la rue; il remarqua qu’elle balayait le trottoir et la rue avec attention et dévouement, comme si c’était le travail le plus important du monde!

Plus loin, à un autre angle de la rue, il vit un homme qui faisait lui aussi le même travail qu’elle, mais d’une façon complètement différente. En passant à côté de lui, Charlie l’entendit râler:

-    Quel travail pénible! Balayer la rue! Pourquoi faire? Pour qu’on la salisse tout à l’heure ? J’en ai

Le garçon poursuivit son chemin et arriva chez sa grand-mère, qui le reçut avec beaucoup de tendresse. Elle lui offrit des fruits, des gâteaux et des friandises et ils
conversèrent beaucoup. Puis, Charlie prit congé de sa grand-mère, car sa mère lui avait demandé de ne pas y rester trop longtemps.

Ainsi, Charlie reprit le même chemin de retour et aperçut le monsieur qui, à présent, se reposait assis au milieu de la chaussée, et qui continuait à rouspéter. Plus loin, il vit encore la femme qui balayait la rue, mais elle souriait et chantait.
    
En voyant le garçon qui s’arrêta pour la voir travailler, elle cessa ce qu’elle était en train de faire, et le salua joyeuse:

-    Bonjour jeune homme ! Tu te promènes déjà si tôt ? C’est vraiment une belle journée ! Je ne cesse d’admirer le soleil, qui est une bénédiction dans notre vie ! Comment tu t’appelles ?

Charlie lui retourna le sourire, en lui disant son nom, et admirant la bonne humeur de la dame, qui s’appelait Dora. Puis, se rappelant de l’autre balayeur de rue, il lui demanda:

-    Dora, vous travaillez toujours comme ça, heureuse ?

-    Bien sûr, Charlie ! Je rends toujours grâce à Dieu d’avoir un travail, et je cherche à faire de mon mieux.

-    J’ai remarqué que vous travaillez en faisant vraiment attention, et que vous cherchez à laisser le trottoir propre, malgré le vent qui revient et qui salit tout à nouveau. Vous savez, tous les balayeurs de rue font pas comme vous. Pourquoi débarrassez-vous si bien des ordures, en laissant tout si propre ? — lui demanda-t-il.

Appuyant les mains sur le manche du balai, elle le fixa et lui dit:

-    Charlie, je crois que lorsque nous recevons la bénédiction de réaliser n’importe quel travail, il faut le faire de la meilleure façon possible ! S’il doit être fait, qu’il soit bien fait. Le travail peut être simple, comme balayer un trottoir, une rue, mais il doit toujours être fait avec amour. Je dois valoriser l’opportunité de travailler, car je suis payée pour cela. Combien de personnes aimeraient être à ma place ?

Charlie comprit parfaitement son amie, Dora travaillait avec amour, et ainsi faisant, son travail ne lui pesait pas.

Arrivant à la maison, Charlie rapporta à sa mère ce qu’il avait vu, et promit :

-    Maman, mon amie Dora m’a appris que tout ce que l’on doit faire, doit être fait avec amour et bonne volonté. Dès la rentrée des classes je n’agirai plus comme avant : je vais profiter des cours et faire mes devoirs avec bonne volonté et amour. Car tout devient plus léger !

La mère embrassa son fils avec tendresse :

-    Charlie, je crois que tu deviens un garçon merveilleusement responsable !

-    Et il y a plus, maman. Je vais t’aider aussi dans les tâches ménagères ! Je veux être utile pour les gens, comme le fait mon amie Dora.

-    Que c’est bien mon garçon ! Je serai bien contente de ton aide à la maison. Et il y a une chose : je voudrais que tu m’emmènes demain pour que je puisse connaître ton amie Dora.

Ils s’embrassèrent heureux. Et la mère, dans son for intérieur, remercia Jésus de la bénédiction d’avoir un fils comme Charlie.             
    
MEIMEI

(Reçu par Célia X. de Camargo, le 06/01/2014.)     
marre. Moi, je mérite un meilleur travail et une meilleure paye. Quelle vie pénible ! — et, en râlant, il balayait la rue n’importe comment, extériorisant la colère qu’il ressentait.

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