terça-feira, 25 de março de 2014

L’éducation

Définition – L’éducation est la base de la vie en société, par les processus légitimes d’enseignement, qui favorisent les motivations de croissance et d’évolution de l’individu.
L’éducation n’est pas qu’une préparation à la vie, un transfert de connaissances par les méthodes d’enseignement. C’est d’abord un processus de développement d’expériences, dans lequel éducateur et élève développent et perfectionnent les aptitudes innées, comme des ressources utilisées consciemment en de multiples occasions de l’existence.
En l’objectivant comme un échange d’enseignements, il faut la considérer dans les matières, les méthodes et les finalités, lorsqu’elle est restreints à l’instruction. L’éducation ne sert pas seulement à développer des habitudes et l’intellect, elle doit aussi et surtout réaliser un continuum permanent, où les expériences, qui ne cessent pas, se fixent ou se reformulent, selon les nécessités de la vie en société et de l’autoréalisation de l’élève.
Les méthodes éducatives doivent être conformes aux conditions mentales et émotionnelles de l’apprenti. Au lieu de lui inoculer, par un processus répétitif, les connaissances acquises, l’éducateur doit le motiver à faire ses propres découvertes, grandissant avec lui, afin que sa contribution ne soit pas le résultat du "voilà, c’est tout", processus qui, selon l’expérience de certains, "a fonctionné jusqu’ici".
Dans l’application des méthodes et le choix des matières, il faut considérer les qualités de l’éducateur, intellectuelles ou émotionnelles et psychologiques, ainsi que sa nature affective ou sentimentale.
Les finalités vont donc au-delà des limites de la scolarité. Elles s’érigent comme une étape permanente qui culmine en fonction de la croissance continue de l’individu, jusqu’à ce qu’il se transcende dans la réalité spirituelle de l’avenir.
L’enfant n’est pas un "adulte miniaturisé", ni une "matière plastique", facilement modelable.
C’est un Esprit qui recommence, qui a oublié momentanément les réalisations positives et négatives amenées de ses vies passées, et qui est engagé dans la conquête du bonheur.
Redécouvrant le monde et s’y identifiant à nouveau, il tend à répéter des comportements et des activités familières dans lesquelles il se complaisait ou qui l’ont fait succomber.
Les tendances, aptitudes, perceptions sont des souvenirs évoqués inconsciemment, qui renaissent sous la forme d’impressions attirantes, dominantes, et les limitations, rejets, frustrations, l’agressivité et les psychoses sont des impositions contraignantes ou restrictives – et souvent douloureuses –, générées par les Lois Divines pour corriger et discipliner le rebelle qui, même durant sa période physique dans la phase de l’enfance, est un Esprit insouciant, souvent complice de l’erreur à laquelle il reste fortement lié, suite aux échecs moraux successifs.
En plus du curriculum, l’éducateur doit avoir des connaissances sur la psychologie infantile et sur les lois de la réincarnation, une grande compréhension affective face aux problèmes naturels du processus éducatif, ainsi qu’une harmonie intérieure, valeurs qui aident efficacement l’expérience éducationnelle.
Les lois de la réincarnation, lorsque connues, bien assimilées et appliquées, peuvent expliquer les énigmes les plus intriquées, que l’éducateur peut rencontrer dans le processus éducatif, car sans une élucidation satisfaisante, les techniques les plus avancées et les expériences les plus modernes n’obtiennent pas de succès.

L’instruction est le secteur de l’éducation où sont dûment cultivées les valeurs de l’intellect.
Toutefois, l’éducation couvre un vaste domaine, dans presque tous les secteurs de la vie. Dans la période
de la formation de l’homme, elle est une pierre angulaire ; pour cette raison, c’est à l’institut de la famille qu’incombe ce travail indéclinable, car c’est par l’éducation, et non seulement l’instruction, que l’individu se transformera, et par suite, l’Humanité.
C’est dans le foyer que l’on pose les bases légitimes de l’éducation, qui sont ensuite transférées à l’école qui a pour but de continuer ce travail important, de pair avec la contribution intellectuelle, les expériences sociales…
Le foyer construit l’homme.
L’école forme le citoyen.
DÉVELOPPEMENT – L’école traditionnelle, basée sur la rigueur de la transmission des connaissances, élaborait des méthodes répétitives d’astreinte, par l’abus de la force, sans donner à l’élève l’occasion de formuler ses propres expériences, par la redécouverte de la vie et du monde.
L’éducateur, s’appuyant sur sa position de demi-dieu, ne faisait que répéter des expressions culturelles ancestrales, asphyxiant et tuant les germes des intérêts nouveaux chez l’élève, refoulant de force les sentiments beaux et nobles. Il signalait irrémédiablement et de façon négative ceux qui recommençaient la vie physique sous la contrainte bénie de la réincarnation.
On exposait la connaissance en l’imposant.
Mais avec l’école progressive, surgit une vision plus large au sujet de la problématique de l’éducation, et l’élève a pu mériter le respect nécessaire, ce qui lui permit de développer ses propres facultés, l’encourageant aux échanges d’expériences au bénéfice d’un apprentissage plus efficace.
Plus de fixité traditionnelle, mais des méthodes mobiles d’opportunité créative.
La dérive postérieure vers les expériences de liberté exagérée - grâce à la technique de l’emphase de la propre liberté –, pèche par le libertinage qu’elle permet. Fondée sur des philosophies matérialistes, elle ne perçoit pas l’élève comme un Esprit en lutte ardue pour l’évolution, mais comme un corps et un mental nouveaux qui stockent dans un cerveau en formation et en développement l’héritage culturel du passé et les acquisitions du présent, ayant un rendez-vous vers l’anéantissement, après le passage du seuil de la tombe…
Ainsi, les tentatives modernes dans le domaine éducationnel ont été perturbées et malheureuses, produisant un large et expressif groupe de jeunes perturbés, inquiets, indisciplinés, comme une foule qui défile, avec de rares exceptions, à deux pas de l’hallucination et du suicide.
Indéniablement, la liberté est primordiale dans l’éducation, mais avec responsabilité, pour que les conquêtes s’incorporent avec leurs effets dans l’élève, qui les remédiera lorsque négatives, et qui en jouira en bien-être lorsque positives.
Ainsi, ni agression ni abandon de l’élève.
Ni sévérité exagérée ni négligence contumace. Mais plutôt, des techniques d’amour, par une coexistence digne, une assistance fraternelle et un programme d’expériences vécues, agissantes, par des activités dynamiques.
SPIRITISME ET ÉDUCATION - Doctrine éminemment rationnelle, le Spiritisme dispose de puissantes ressources pour l’édification du temple de l’éducation, car il pénètre les racines de la vie, voyageant avec l’Esprit à travers le temps, afin d’élucider les répressions, les névroses, les dystonies qui pointent dès les premiers jours dans la chair, s’attachant au corps somatique en épreuves ou expiations complexes.
En considérant tant les facteurs prépondérants que les secondaires qui agissent et désorganisent les dispositifs physiques et psychiques, il considère comme problèmes obsessifs les situations dont souffrent les transfuges de la responsabilité, à présent métamorphosés sous de nouveaux vêtements, reprenant leurs travaux, répétant des expériences pour leur libération.
L’éducation trouve dans le Spiritisme des réponses précises qui permettent de mieux comprendre l’élève et qui donnent à l’éducateur une plus grande efficacité dans son travail productif d’enseigner à vivre, en offrant les instruments de la connaissance et de la sérénité, de la culture et de l’expérience aux repreneurs du sublime chemin rédempteur, par lesquels ils les transforment en hommes tournés vers Dieu, le bien et le prochain.

Livre : SOS Famille. Psychograhie de Divaldo P. Franco.
Traduit par Marcia Kempf

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