terça-feira, 6 de agosto de 2013

Éducation Religieuse des Enfants

Comment éduquer les enfants?

Cecília Rocha
“ À l’époque actuelle, plusieurs théories sur l’éducation préoccupent les parents et les éducateurs, car beaucoup de questionnements et de contestations surviennent sur des principes, jusqu’à présent, considérés comme incontestables. [...]

Personne ne doute sur la nécessité d’enseigner à penser. Dans une société où la pléthore de connaissances, d’informations arrive à des sommets inimaginables, enseigner à réfléchir est devenu, en effet, une exigence dans les méthodes éducatives.



Il ne suffit pas ni est convenable de remplir la tête de l’élève d’informations, sans lui apprendre à raisonner sur celles-ci, en le rendant apte à sélectionner ce matériel et en donner son propre jugement de valeur. Les connaissances doivent fonctionner comme un réactif intellectuel et non être destiné, à un emmagasinement de donnés, comme si le cerveau humain n’était qu’un simple dépôt. L’enseignement, donc, doit être mené dans le sens de forcer l’élève à réfléchir et à former sa propre opinion, à partir des informations que lui sont fournis ou des donnés que son observation a sélectionné. [...]

Les moyens de communication, même si ce n’est pas intentionnel, surchargent les esprits immatures d’informations, rendant difficile, dans cette phase de croissance, le processus de sélection, même parce qu’il n’y a pas encore chez eux, des paramètres pour cela.

L’éducation familiale, c’est-à- dire, celle qui guide la formation du caractère, est du domaine des parents et doit être imprégnée des valeurs par eux acceptés. Pourtant, il revient à la famille et à l’école d’offrir le type de matériel qui servira de base à l’activité de réflexion * de l’élève. Celui-ci recevra toujours des influences externes et opposées, souvent à celles reçues en famille, mais prévaudra, certainement, les valeurs et les concepts dont la famille lui aura fourni.

Il faut, donc, que les parents comprennent que leur reviennent, sans ombre d’un doute, la charge naturelle de la sélection des valeurs et d’informations qu’ils doivent fournir aux enfants et sur lesquelles ils doivent être fermes. Sans négliger l’aspect et la nécessité d’enseigner à penser, les parents doivent, en même temps, offrir à leurs enfants du matériel à penser, jusqu'à ce qu’ils, atteignant leur maturité, choisissent leur propre matériel.

Tant que ce moment n’est pas arrivé, reviennent aux parents de les guider dans les méandres compliqués du raisonnement et du discernement. Ce travail réalisé, les parents seront libérés de leurs devoirs, vu qu’il est donné à chacun le libre-arbitre de prendre des décisions, lors de la maturité. [...]

Ainsi, il est évident que les parents spirites, comme tous les autres parents appartenant à d’autres courants de pensées, ont le devoir d’éduquer les enfants dans des principes éthiques, religieux ou philosophiques qui guident leurs propres pas dans la trajectoire sur terre.

Mais, le père spirite, indifférent à l’orientation de la famille par l’enseignement du Spiritisme, manque de cohérence avec ses principes, démontrant grande et pernicieuse indifférence par rapport à ce qui est le plus important à leurs propres enfants. Les parents, ne doivent pas intervenir sur l’éducation des enfants, si ceux-ci ont déjà atteint la maturité. En dehors de cela, il est de la responsabilité des parents en tant que devoir irremplaçable de transmettre les connaissances spirites à la famille, les éduquant selon la conception de vie que le Spiritisme dévoile.

Aucun prétendu scrupule d’amoindrissement de la liberté de penser doit diminuer la détermination des parents dans ce sens, car, nous avons vu que les vacillations sur le choix du type d’éducation religieuse à être suivie favorise le concours de tiers dans un travail qu’est de responsabilité exclusive de la famille.

Soyons conscients que les Esprits qui réincarnent dans un foyer spirite nécessitent, plus que n’importe qui, de l’orientation que le Spiritisme peut leur offrir. Autrement, nous pourrions admettre qui nous sommes revenus sur terre sans aucun programme, navigant sur la mer de la vie, à la saveur des vagues, sans but, sans boussole, sans ressources pour refaire le passé et avancer vers le futur à pas fermes et sûrs.

Le Spiritisme, qui rétablit les leçons de Jésus, est le meilleur héritage que nous pouvons léguer à nos enfants, surtout si nous comprenons, le rôle que la Doctrine Spirite peut avoir dans la reconstruction de la société humaine, plus que jamais en manque de compréhension et de paix.

Éduquons, avec plus d’engagement, nos enfants, dans les principes spirites, sans craintes, sans vacillations, convaincus que nous collaborons ainsi, pour leur vrai bonheur et pour la régénération du monde”.


Rocha, Cecília. Sur les chemins de l’Évangelisation. Rio de Janeiro: FEB, 2008


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