quarta-feira, 8 de maio de 2013

Le cerisier

Le cerisier

Un groupe d’enfants rentrait à la maison après le cours. Marchant sur le trottoir ils rigolaient, bavards, racontant les bêtises qu’ils avaient faites. Soudain, l’un des garçons attira leur attention :
— Chut ! Nous sommes près de la maison où il y a un cerisier.

Ils devinrent silencieux, en s’approchant de la maison. Derrière le mur, il y avait un joli cerisier plein de fruits. Les cerises de l’arbre étaient mûres et semblaient très appétissantes. Les deux garçons les plus vifs escaladèrent le mur, et en cueillirent rapidement quelques-unes. Puis, deux autres ; et ainsi de suite, jusqu’à ce que tous aient été servis. Puis, ils entendirent le bruit d’une personne qui s’approchait.
— Qui est là ? — s’écria une voix de femme.
Ils prirent leurs sacs à dos puis, en riant sans faire de bruit, ils se mirent à courir. Un pâté de maison plus loin, se considérant en sécurité, ils s’arrêtèrent et s’assirent sur le trottoir, en s’amusant de ce jeu.
En arrivant à la maison, riant encore, Julien raconta à saEn arrivant à la maison, riant encore, Julien raconta à sa mère ce qu’ils avaient fait. Puis, tirant de son sac à dos deux cerises bien mûres, il lui offrit :
— Goûte, maman, elles sont délicieuses ! Très sucrées !
La dame regarda son fils avec une expression sérieuse et demanda :
— Julien, mon fils, crois-tu que c’est bien ce que tu as fait ?
Le garçon réfléchit un peu, inquiet, en voyant sa mère contrariée, et répondit :
— On s’amusait un peu maman ! “Tout le monde” fait cela !...  
— “Tout le monde” fait cela ? Ce que vous avez fait, c’est du vol, quand on peut facilement acheter ces fruits dans n’importe quel supermarché, mon fils ! Tu trouves cela normal ? Est-ce cela que ton père et moi t’avons enseigné ? 
Le garçon baissa la tête, repenti, reconnaissant que sa mère avait raison ; il lui promit de ne plus voler des fruits. 
— Très bien, Julien. Je suis contente que tu sois décidé à agir correctement avant qu’il ne t’arrive quelque chose de pire. Souvent, la vie nous montre la réalité de façon plus dure et désagréable.
Le garçon resta pensif en écoutant les paroles de sa mère et s’en alla ranger le sac à dos pour déjeuner. 
Le jour suivant, Julien avait déjà oublié l’histoire des cerises, mais il évita de rentrer de l’école avec son groupe d’amis, selon le conseil de sa mère. 
Trois jours plus tard, en passant devant la même maison, il vit que le cerisier était toujours plein de fruits, mûrs et appétissants. Julien avait faim et l’eau à la bouche. Il pensa... pensa... pensa... 
Puis, hésitant entre voler les petits fruits ou pas, il décida de prendre le risque. “Après tout, personne ne va le voir ! En plus, ce n’est pas grave de prendre deux ou trois cerises, puisque la dame pouvait en avoir autant qu’elle voulait ?” — pensa-t-il.
Décidé, il escalada le mur et cueillit les cerises. 
Il descendit de l’arbre, lorsqu’il entendit une voix derrière lui :
— Alors, c’est toi qui voles mes cerises?... Mon fils ! Il suffisait de me demander et je t’aurais donné autant de fruits que tu le souhaitais ! Je pouvais t’en donner des autres : J’ai des oranges des mangues et des bananes dans mon verger. 
Rouge de honte, Julien ne savait pas comment s’excuser. Ce n’était pas lui qui les volait tout le temps, mais en quoi cela pouvait l’aider maintenant ? Elle n’allait pas le croire... 
— Je vous présente mes excuses, madame. Je ne ferai plus jamais cela, je vous le promets.
La dame le regarda avec sympathie et l’invita gentiment à entrer.
— Viens, mon fils. Tu ne me sembles pas un garçon méchant. Je vais te donner beaucoup de fruits. Mon nom est Dora. Et le tien ?
— Julien. 
Elle l’invita à entrer chez elle et s’entretint avec lui. 
Puis, elle lui montra son verger, son perroquet et son petit chien de compagnie. Ils causèrent beaucoup et devinrent des amis. Julien prit congé de Dora en emportant de beaux fruits.
En arrivant chez lui, honteux de ce qu’il avait fait, il raconta l’épisode à sa mère, en concluant :
— Tu avais raison, maman. Je n’oublierai jamais la honte que j’ai eue aujourd’hui. Mais je méritais cette leçon ! Cette histoire a eu son bon côté, parce que j’ai connu madame Dora, une dame très spéciale. Ah ! Elle voudrait te connaître !... 
Julien grandit, devint un homme, mais garda dans son esprit l’expérience qu’il avait vécue, et passa à orienter ses actions toujours vers le bien, l’honnêteté et la vérité. 

 Meimei

(Reçue par Célia Xavier de Camargo, le 20/9/2010.)

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