terça-feira, 9 de abril de 2013

L´écureuil fuyard


L’écureuil fuyard
 Célia Xavier de Camargo




Dans la clairière d’une forêt, habitait une famille d’écureuils qui vivait en paix et en harmonie.
La petite famille était composée du papa Esquilon, de la maman Esquilla et d’un couple de petits très obéissants. Tous s’aimaient sincèrement, car entre eux régnait la compréhension et l’amitié. 


Tandis que papa Esquilon s’absentait pour pourvoir aux besoins de sa famille, maman Esquila restait à la maison à s’occuper de ses enfants et de son ménage.
Un jour, Esquila sut qu’elle serait maman à nouveau. Tous devinrent très heureux. Après tout, les enfants étaient plus grands et un bébé manquait à la maison.
Peu de temps après, la famille s’agrandit. Un magnifique petit naquit !
Le petit grandissait vite et devenait de plus en plus exigeant. La petite famille vivait en fonction de lui, faisant toutes ses volontés. 
Mais tout n’était pas permis ! Et chaque fois que sa mère le réprimandait, il se rebellait et était malheureux.
Avec le temps, il se mit à croire que personne ne l’aimait. On était toujours en train de le gronder : “Ne fais pas ceci, Esquilino! Ne fais pas cela ! Range tes affaires !” 
Un jour, fatigué de tout et se sentant très triste, il s’en alla, décidé à vivre en liberté dans la forêt. Sa mère l’avertissait toujours sur les dangers qu’il pourrait rencontrer, mais il ne prenait jamais cela au sérieux ! Son père non plus ne lui donna jamais sa permission d’aller en forêt tout seul, car il s’inquiétait de sa sécurité. Maintenant, il était libre et ne voulait obéir aux ordres de personne. 
— Oh ! Après tout je mènerai la vie que j’ai toujours souhaitée. Je suis déjà assez grand pour m’occuper de moi-même ! — se disait-il
 Il marcha longtemps dans la forêt, très content de lui. 
Peu à peu la nuit tomba et le petit écureuil n’avait pas encore trouvé un local où il pourrait s’abriter. Les bruits de la forêt l’effrayaient et il souhaitait être aux côtés de sa maman, toujours si aimable. 
Mais à présent, il était perdu. Il ne savait plus comme rentrer chez lui. Et en plus, il avait très faim ! 
Le noir devint de plus en plus noir et effrayant.
Fatigué de tant marcher, Esquilino se nicha sur un tronc d’un grand arbre et s’endormit après avoir beaucoup pleuré. 

Au petit matin, il se réveilla au son d’un bruit de feuilles desséchées. Quelqu’un s’approchait. Il se leva rapidement. Peut-être, ce serait quelqu’un qui pourrait l’aider ?
C’était un loup énorme et menaçant ! 
Quand le loup hurla, montrant ses dents dangereusement, Esquelino partit comme une flèche.
Voyant qu’il n’était plus à la portée du loup, il s’arrêta pour se reposer. 
— Oups ! Quelle galère ! — dit-il plus soulagé.
À ce moment, il entendit un bruit étrange, comme celui des serpents. Il regarda par terre et se vit face à un énorme serpent, prêt à le mordre.
Effrayé, il s’en alla encore une fois aussi rapide que ses jambes le lui permettaient. 
Le cœur dans la main, la respiration haletante, il s’arrêta près d’un arbre. Ses jambes tremblaient ! Il s’y adossa pour récupérer son souffle, lorsqu’il entendit un bruit différent. 

Que serait-ce ? Il regarda de côté et s’aperçut qu’il avait presque touché un grand nid d’abeilles. Elles semblaient vraiment très furieuses ! 
Joignant ses forces, il s’enfuit à nouveau en cherchant à échapper à cette nuée d’abeilles qui volaient après lui. 
Sans porter attention, il ne vit pas un cours d’eau devant lui. Il y tomba et se retrouva tout mouillé.
Heureusement, les abeilles le perdirent de vue et Esquilino put sortir de l’eau tranquillement. 
En regardant aux alentours, il reconnut l’endroit. Oui ! Il n’était pas loin de sa maison ! 
Plus confiant, il prit un petit chemin et en quelques minutes il arriva à la clairière où il résidait. 
Tous furent très heureux et soulagés de son retour l’embrassèrent à plusieurs reprises.
Ressaisie et après avoir bien mangé, Esquilino dit à sa mère : 
— Tu sais maman, j’ai découvert que rien ne vaut notre foyer ! J’ai pensé que vous ne m’aimiez pas, parce que vous me réprimandiez souvent. Maintenant, je sais que c’est justement parce que vous m’aimez beaucoup que vous agissez ainsi. Je me suis retrouvé face à beaucoup de dangers, je me suis senti seul et désemparé. C’est seulement ici, auprès de vous, que je me sens en sécurité et tranquille.
La maman, les larmes aux yeux, affirma souriante :
— C’est vrai mon fils. Il n’y a rien de mieux que l’amour de la famille. Cependant, tu n’as jamais été désemparé. Dieu veillait sur toi et t’a ramené sain et sauf chez nous.
Esquilino, baissant la tête, dit ému :
— Merci, mon Dieu, de m’avoir donné une famille si merveilleuse !
                                                                 Tante Célia 

(Auteure : Célia Xavier de Camargo ; Traduction: Márcia Kempf)

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