terça-feira, 9 de abril de 2013

Le cadeau

Le cadeau

                                                  Célia Xavier de Camargo

Beto, un garçon de neuf ans, très pauvre, reçut un jour une part d’un beau et appétissant gâteau.
Les yeux brillants, il prît le gâteau entre ses mains, et humant avec satisfaction, le bon parfum qui s’en dégageait, il ouvrit sa bouche en se préparant à le manger.
Cependant, à ce moment précis, il s’arrêta, et se souvint que son frère cadet, Renato, de sept ans, aimait beaucoup les gâteaux et qu’il y avait longtemps qu’il n’en avait pas mangé.


En soupirant, il emballa la part de gâteau et se dit :
— Ah oui ! J’en ferai cadeau à Renato, mon petit-frère, ça lui fera beaucoup plaisir !
Plus tard, Beto offrit le petit paquet à son frère qui, en l’ouvrant, ne put contenir sa joie :
— Humm ! J’adore les gâteaux ! Merci, Beto.Mais quand il se préparait à le manger, Renato souvint de sa soeur Rosa, qu’il aimait beaucoup et dit :
— Ah ! Beto, si cela ne te dérange pas, je voudrais offrir cette part de gâteau à ma sœur Rosa. Elle est si attentionnée. Elle m’emmène à l’école, m’aide à faire mes devoirs et m’emmène promener avec elle.
Beto était d’accord et les deux emmenèrent le cadeau à leur sœur.
En ouvrant l’emballage, Rosa eut l’eau à la bouche. Cependant, quand elle se préparait à le manger, elle se souvint de son frère aîné, Geraldo, et affirma :
— Depuis que papa s’est désincarné, notre situation est devenue très difficile et Geraldo travaille beaucoup pour subvenir aux besoins de la maison. Je crois qu’il mérite cette part de gâteau, pour tout ce qu’il fait pour nous.
Les autres étaient d’accord puis, comme l’heure du retour de Geraldo de son travail s’approchait, ils l’attendirent devant le portail, avec impatience.
Dès qu’ils le virent, les trois frères coururent à sa rencontre. Rosa lui donna le paquet.
Geraldo l’ouvrit et sourit, heureux. Il était fatigué et avait faim. Il avait travaillé toute la journée et n’avait presque rien mangé, ce morceau de gâteau était bienvenu.
Mais, il se souvint de sa mère, qui vivait épuisée de tant travailler et qui les aimait beaucoup. Il regarda ses frères et dit :
— Mes chers frères. Je vous remercie pour le cadeau que vous venez de m’offrir mais, je crois que maman mérite ce gâteau plus que moi. Elle s’est toujours sacrifiée pour nous tous et c’est juste qu’elle gagne ce cadeau.
Les frères furent unanimes à donner leur accord.
Ils entrèrent dans la maison et se dirigèrent dans la cuisine, où leur mère préparait un modeste repas pour le soir. Geraldo, entouré de ses frères, expliqua ce qui se passa et offrit le gâteau à sa mère.
La petite mère, les larmes aux yeux, regarda ses enfants et dit, émue :
— Beto, Renato, Rosa et Geraldo. Je suis très contente de vous. Vous avez montré aujourd’hui que nous formons vraiment une famille, que nous nous aimons beaucoup, que nous pensons à l’un et à l’autre, en nous oubliant nous mêmes. Vous avez appris la leçon de Jésus qui demande de faire aux autres ce que l’on aimerait que les autres nous fassent. Je suis très heureuse et papa, où qu’il soit, est lui aussi, certainement très content.
Les enfants étaient très émus, et la mère sourit avec tendresse, et proposa :
— Et maintenant, allons souper. Ensuite, nous partagerons fraternellement ce beau gâteau et chacun mangera un petit morceau. 
Tante Célia



(Auteure : Célia Xavier de Camargo ; Traduction: Márcia Kempf)

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