terça-feira, 9 de abril de 2013

La pratique du bien



La pratique du bien
 Célia Xavier de Camargo

Pendant le cours d’Évangélisation, parmi tous les sujets abordés par la maîtresse, Benoît retint surtout que nous avons tous des tâches à accomplir et que nous devons toujours faire du bien aux autres. 

Benoît, garçon vif et intelligent, écouta et rangea dans son cœur les paroles de sa maîtresse.  
Le lendemain, pendant la récréation, il vit une camarade de classe qui essayait de résoudre un problème de mathématiques.  Benoît se souvint de ce que sa maîtresse avait dit. Sans hésiter, il s’arrêta, et comme il était bon en maths, en quelques minutes le problème fut résolu.
La fille le remercia, enchantée. Benoît s’éloigna satisfait, se disant : J’ai fais ma première bonne action de la journée.
En sortant de l’école, il passa devant une maison où un garçon essayait de faire décoller un cerf-volant sans grand succès.

Sous le coup d’une impulsion, il s’approcha et prenant le jouet des mains du garçon, il réussit rapidement à faire voler le cerf-volant.
Le garçon surpris, le remercia, tenant le rouleau de fil qui maintenait le cerf volant en l’air. Benoît poursuivit son chemin se sentant de mieux en mieux. Il avait réalisé sa deuxième bonne action de la journée et un grand bien-être inondait son for intérieur.
Plus loin, un peu avant d’arriver chez lui, il vit un garçon penché sur son vélo. Il s’approcha et s’aperçut qu’il avait un problème. La chaîne de son vélo avait sauté. Immédiatement, Benoît s’agenouilla, et avec promptitude, la remit à sa place. Le garçon le remercia et s’en alla.
Benoît rentra à la maison tout fier.
Il rapporta à sa mère ce qu’il avait fait ce matin-là. Sa maman le félicita pour l’aide apportée à ces trois enfants. Ensuite, elle lui demanda :
— Et maintenant ? Qu’est-ce que tu vas faire, mon fils ?
— Je vais déjeuner et ensuite je vais sortir pour voir si je peux encore aider quelqu’un aujourd’hui.
Sa mère l’écouta et ne dit rien.
Après le déjeuneur Benoît se plaça devant le portail, se demandant ce qui allait encore se passer.
Plus tard, il rentra à la maison, satisfait, et dit à sa mère :
— Maman, j’ai aidé une dame à traverser la rue. Ensuite, j’ai aidé le facteur à livrer tout son courrier.
Benoît se tut, sourit et conclut, fier :
— Je suis épuisé, mais très heureux, maman. Maintenant je vais prendre un bain, dîner et dormir.
Sa mère le regarda, l’air sérieux, et dit :
— Benoît, ton désir d’aider les gens est très louable, mon fils. Cependant, tes devoirs, qui va les faire ?
Benoît ouvrit grands les yeux, comme s’il venait de se rendre compte, à ce moment précis, qu’il avait lui aussi des devoirs à faire.
— Mais, maman... — bégaya-t-il, déçu —, je pensais que c’était bien ce que j’étais en train de faire !
— Oui, mon fils. Nous devons aider les gens, mais nous ne devons pas oublier nos propres obligations. La maîtresse n’a-t-elle pas dit que nous avons tous des devoirs à accomplir ?
— C’est vrai. Et maintenant ?
— Maintenant, tu as tes devoirs de l’école à faire, ta chambre et tes jouets à ranger. Et puis, tu as promis de réparer le vélo de ton frère, tu te souviens ?
— Oui, mais il est déjà tard ! — pleurnicha le garçon.
— Il n’est pas si tard que ça. Tu as encore un peu de temps avant le dîner.
Voyant que sa mère était irréductible, Benoît baissa la tête et alla faire ses devoirs. Ensuite ; il prit un bain et dîna. Après le repas, extrêmement fatigué, il se retira pour se coucher.
Sa mère entra dans sa chambre pour prier avec lui.
Elle s’assit au bord de son lit et, caressant les cheveux de son fils, lui dit :
— Mon fils, je suis très fière de ce que tu as fais aujourd’hui. Tu as bien fais d’aider ces gens. Cependant, dans notre volonté d’être utile, nous ne devons pas dépasser la mesure, en faisant le travail à la place des autres.
— Que veux-tu dire par là, maman ?
— Par exemple. En faisant le devoir de mathématiques de ta camarade de classe, tu l’as empêchée d’apprendre. Il aurait mieux valu lui apprendre à résoudre le problème par elle-même. Tu comprends ?
— J’ai compris, maman. J’aurais du aider le petit garçon à faire voler son cerf-volant, mais pas faire cela à sa place, n’est-ce pas ? Et de même avec le garçon de la bicyclette. Si je lui avais appris à remettre la chaîne lui-même, il saurait su le faire tout seul lors d’une autre occasion. Mais, et le facteur ?
— La question du facteur est plus complexe, mon fils. La responsabilité de livrer le courrier lui appartient. Le facteur est payé pour faire ce travail. Et puis, si tu avais fait une erreur ? Par exemple, remettre une lettre importante à une adresse différente ? Ou si tu avais perdu une lettre ? La responsabilité en reviendrait au facteur et c’est lui qui en subirait les conséquences.
— Tu as raison, maman. Mais je crois que j’ai bien agi lorsque j’ai aidé la dame à traverser la rue.
— Tout à fait, mon fils ; en fait, tout ce que tu as fais aujourd’hui était très bien. Cependant, nous ne devons pas retirer l’opportunité aux autres d’apprendre, en faisant leurs propres devoirs.
— Ni oublier de faire les nôtres !
Benoît était content. C’était une journée différente et très productive.
Il embrassa sa mère avec amour, et, ensemble, ils firent une prière à Jésus, en le remerciant des leçons de cette journée.
Tante Célia
(Auteure : Célia Xavier de Camargo ; Traduction: Márcia Kempf)

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