terça-feira, 26 de março de 2013


Apprenant à partager


 Célia Xavier de Camargo
Bruno était un garçon qui ne pensait qu’à lui.  Il ne partageait rien avec personne. Quand il recevait de ses grands-parents des  friandises, des chocolats ou des bombons il cachait tout dans son armoire. Il les cachait si bien que personne ne savait où se trouvait sa cachette, même pas sa mère. C’était son trésor. Savez-vous pourquoi? Pour les manger lorsqu’il serait tout seul.

Sa mère réprouva son comportement en disant: 

— Bruno, mon fils, nous devons apprendre à partager ce que nous avons avec les autres. 

Nous ne devons pas être égoïstes et vouloir tout pour nous. À mesure que nous donnons, nous recevons aussi. 
Mais le garçon répondait, impoliment: 

— Moi, bah! Si j’ai gagné, tout est à moi! Je ne veux pas savoir.  
Ses petits frères, Breno et Bianca, mangeaient les friandises qu’ils avaient reçues et Bruno les regardait, heureux de les déguster plus tard et tout seul dans sa chambre. 

Mais Bruno partait jouer et se distrayait, oubliant ses cadeaux. Et le temps passait. 
Un beau jour, les frères de Bruno sont rentrés chez eux avec un paquet de bombons et de sucettes chacun. Ils étaient contents et montraient les gâteaux qu’ils avaient reçus d’un monsieur qui distribuait des friandises pour les enfants, dans la rue. 

Bruno, qui était resté à l’intérieur de sa maison, ne reçut rien, et fit une grimace: 

— J’en veux aussi! Je veux! Donnez-moi-en un peu. 

Mais Breno répliqua ferme avec l’approbation de Bianca, la cadette: 

— Je ne t’en donnerai pas. Tu ne partages jamais rien avec personne!   

Bruno, fâché et semblant pleurer, répondit: 

— Égoïstes! Ce n’est pas grave. J’en ai beaucoup. Je n’ai besoin de rien! Vous allez voir!  
Puis, il courut vers sa chambre, suivi de près par ses frères, curieux de voir où se trouvait la cachette où Bruno cachait soigneusement ses friandises et qu’ils n’avaient jamais réussi à trouver. 

Bruno ouvrit la porte de son placard, tira le tiroir et, au fond, dans un endroit  creux, bien caché, il y avait tout ce qu’il avait gagné et qu’il avait gardé. L’air vainqueur, il mit sa main et sortit des chocolats, des sucreries, des  gâteaux, des bonbons, sous les yeux étonnés des petits. Mais, alors surprise !... Avec étonnement, Bruno remarqua que ses gâteaux avaient un aspect très moche: les chocolats étaient vieux, les friandises n’étaient plus bonnes, les gâteaux étaient amers, les bonbons collants.

Terriblement déçu, Bruno se rendit compte, à cet instant-là qu’en raison de son égoïsme, il n’avait rien partagé avec personne. Et, pire encore, il comprit que  lui-même n’avait pas profité des bonnes choses qu’on lui avait données avec  tendresse. Maintenant, malheureusement, tout était avarié et devrait être jeté à la  poubelle.


Il s’assit sur le lit et, couvrant la tête de ses mains, se mît à pleurer. Ses frères, bien que petits, avaient un bon cœur ; ils s’approchèrent de lui et Breno dit: 
— Ne sois pas triste, Bruno. 

Et, sous son regard étonné, ils partagèrent fraternellement avec lui tout ce qu’ils avaient reçu ce jour-là.   

— Je ne mérite pas de votre générosité. Je viens d’apprendre une leçon importante. Je comprends maintenant ce que maman veut dire quand elle affirme  qu’à mesure que nous donnons, nous recevons. Je n’ai jamais donné et je ne mérite rien. Mais, malgré cela, vous avez prouvé que vous avez un bon cœur. À partir d’aujourd’hui, je vais essayer d’être moins égoïste. Je vous le promets!
                                                         Tante Célia


(Auteure : Célia Xavier de Camargo ; Traduction: Márcia Kempf)